Dire adieu aux bibliothèques

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Cet article sera plus personnel que d’habitude : ce printemps 2026 va marquer un tournant pour moi. En mai, je devrai renoncer au dernier retour possible à mon précédent métier.

Il y a 5 ans, je travaillais dans une bibliothèque municipale, et j’étais fonctionnaire de la fonction publique territoriale. J’ai décidé de me « mettre en disponibilité » pour tenter une reconversion, et me voilà designer d’interfaces !

La mise en disponibilité dans la fonction publique, c’est comme un congé sans solde, mais ça peut durer 5 ans (et 10 ans en tout dans une carrière, si je ne me trompe pas). Au bout de ces 5 ans, il faut soit revenir, soit démissionner et perdre le bénéfice du concours d’entrée qu’on a réussi.

Un choix pas si facile

Après ces 5 ans dans mon activité de designer, le choix de démissionner pourrait paraître facile. Mon activité est à peu près stable, j’apprends et je progresse tous les jours (et c’est primordial pour moi), je choisis des projets qui ont du sens, et je m’amuse.

Mais voilà : j’ai adoré mon métier de bibliothécaire, et il y a toujours une partie de moi qui veut y revenir. Je suis convaincue que les bibliothèques sont très importantes, et je pense honnêtement qu’on a plus besoin de bibliothécaires que de designers numériques. En bibliothèque, j’avais un formidable sentiment d’utilité sociale, et un lien avec le public qui me manque aujourd’hui. J’y ai aussi observé au quotidien un imparable démenti de tous les clichés sur les fonctionnaires :

Au-delà de tout ça, la fonction publique, c’est aussi une sécurité. Un salaire tous les mois, un peu plus à l’abri de la compétition féroce que peut être le monde du travail. Renoncer à cette sécurité n’a rien d’évident dans le monde tel qu’il est.

Alors pourquoi dire adieu ?

Bon, premièrement, c’est bien l’envie de renouer avec les arts appliqués qui m’a poussée à entreprendre cette reconversion. Et j’adore mon métier de designer : la pratique, la technique, la réflexion, l’apprentissage continu, etc. Il ne s’agit donc pas d’un choix par dépit.

Mais au-delà du métier, il y a certains avantages contextuels dans mon activité indépendante, et notamment quand on n’est pas tout à fait valide.

Adieu au métier, pas aux bibliothèques !

Ok le titre de cet article était un peu mensonger : je vais toujours très souvent à la bibliothèque, et avec beaucoup de plaisir. Mais aussi : j‘ai plusieurs clients qui ont un lien de près ou de loin avec les bibliothèques.

Par exemple :

Bref, longue vie aux bibliothèques, et à la conception numérique responsable !

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